18.12.2007
voyages, voyages récits venus d'ailleurs
Quelques mois s'écoulèrent puis mon père prépara moutons, poules et lapins pour les vendre au souk. J'entendis parler d'une certaine fête. Il revint avec des sacs de farine, du sucre, de l'huile et ramena également pour moi un beau caftan blanc. La famille était toute là. Les autres invités qui commençaient à arriver apportaient de menus cadeaux. C'étaient des cadeaux à la mesure de la richesse ou plutôt de la pauvreté des invités : quelques oeufs de la basse cour, un poulet, une peau de mouton, un peu d'huile d'olive et la distribution des boissons et des friandises commença. J'étais dans un coin entourée de femmes et de filles et recouverte d'un voile blanc. Ensuite vint la famille du mari, d'abord les femmes, puis les hommes. Mais je n'avais toujours pas revu Allal. Ce n'est que le surlendemain que j'ai franchi le seuil de ma maison natale. Je me suis retrouvée, poussée par les amis sur une charrette qui se dirigea vers l'habitation de mon mari.
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